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Intérêts Communaux Nassogne

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Construire dès aujourd’hui la résilience énergétique de 2050

Au début de cette série, une question était posée. Pourquoi écrire un manifeste énergétique pour Nassogne ?

 

Au fil des épisodes, la réponse s’est précisée.

  • Parce que le climat change.

  • Parce que les crises énergétiques se multiplient.

  • Parce que les ressources ne sont pas infinies.

  • Parce que nos bâtiments restent souvent trop dépendants d’énergies importées.

  • Parce que les décisions prises aujourd’hui engageront le territoire pendant plusieurs décennies.

 

Mais aussi parce que Nassogne possède des atouts. 

  • Une forêt communale importante.

  • Des cours d’eau.

  • Des terres agricoles.

  • Des bâtiments publics.

  • Des villages dotés de caractéristiques différentes.

  • Des savoir-faire.

  • Des habitants capables de comprendre, d’imaginer et d’agir.

 

Le manifeste ne prétend pas annoncer avec certitude ce que sera l’avenir. Il propose une direction. Une manière de préparer le territoire plutôt que de subir les changements.

2050 n’est pas un horizon abstrait

L’année 2050 peut sembler lointaine. Elle se situe pourtant à moins d’une génération. 

  • Les enfants qui entrent aujourd’hui à l’école primaire auront alors une trentaine d’années. 

  • Les bâtiments rénovés aujourd’hui seront encore utilisés. 

  • Les réseaux construits demain fonctionneront toujours. 

  • Les choix d’aménagement continueront à produire leurs effets. 

  • Les investissements énergétiques engagés dans les prochaines années structureront durablement la commune.

 

L’horizon 2050 n’est donc pas une abstraction administrative. Il correspond à la durée réelle de nos bâtiments, de nos infrastructures et de nos décisions.

 

Préparer 2050 commence maintenant.

Une trajectoire plutôt qu’un grand basculement

La transition énergétique ne se produira pas en une seule fois. Il n’existera pas un jour précis où Nassogne abandonnera l’ancien système pour entrer dans le nouveau.

 

L’évolution se fera progressivement.

  • Un bâtiment rénové.

  • Une chaufferie améliorée.

  • Une toiture équipée.

  • Un logement mieux isolé.

  • Un réseau développé.

  • Une communauté d’énergie créée.

  • Un stockage installé.

  • Une famille accompagnée.

  • Un nouveau métier appris.

 

Chaque étape contribuera à transformer le territoire. L’enjeu consiste à donner une cohérence à ces décisions successives. Sans trajectoire, les projets risquent de se juxtaposer. Avec une vision de long terme, ils peuvent devenir les composantes d’un même système territorial.

Première étape : connaître précisément le point de départ

On ne pilote pas une transition sans connaître la situation initiale. Il faut mesurer les consommations. 

  • Comprendre les besoins de chaleur. 

  • Identifier les bâtiments les plus énergivores. 

  • Cartographier les ressources. 

  • Étudier les réseaux existants. 

  • Repérer les zones où l’habitat est suffisamment dense. 

  • Analyser les capacités du réseau électrique. Connaître les situations de précarité énergétique.

  • Évaluer les compétences disponibles.

 

Ce diagnostic doit être actualisé régulièrement.

  • Le territoire évolue.

  • Les consommations changent.

  • Les technologies progressent.

  • De nouveaux projets apparaissent.

 

La connaissance n’est donc pas une phase ponctuelle. Elle constitue la base permanente de la décision.

Rénover le patrimoine communal

Les bâtiments publics doivent figurer parmi les premières priorités. 

  • Ils sont utilisés quotidiennement.

  • Ils représentent des dépenses importantes.

  • Ils accueillent les enfants, les associations, les sportifs, les agents communaux et de nombreux services.

 

Leur rénovation permet de réduire les charges publiques tout en améliorant le confort des utilisateurs. Elle peut aussi servir de modèle. Une école rénovée montre concrètement ce que produisent une bonne isolation, une ventilation adaptée et un chauffage bien piloté. Une maison de village performante permet aux habitants d’observer les solutions mises en œuvre.

 

Le patrimoine communal doit progressivement devenir un démonstrateur visible de la trajectoire énergétique.

Accompagner la rénovation des logements

La majorité de l’énergie consommée sur le territoire ne se trouve pas uniquement dans les bâtiments publics. Elle se trouve dans les logements. La trajectoire 2050 dépendra donc largement de leur rénovation. Mais cette transformation ne peut pas reposer uniquement sur les décisions individuelles.

 

Les ménages auront besoin d’informations fiables.

  • De diagnostics.

  • De conseils.

  • D’un accompagnement administratif.

  • De financements adaptés.

  • De professionnels disponibles.

 

La Commune et Nassogne Énergie Partagée pourront jouer un rôle de facilitateur. Non pas en imposant une solution uniforme. Mais en aidant chaque ménage à définir un parcours cohérent.

Rénover dans le bon ordre

Une rénovation énergétique doit être pensée comme une progression. Il ne suffit pas de remplacer une chaudière par un équipement plus récent. Si le bâtiment perd toujours une grande quantité de chaleur, le problème reste entier.

 

Le parcours commence généralement par l’enveloppe.

  • La toiture.

  • Les murs.

  • Les sols.

  • Les châssis.

  • L’étanchéité à l’air.

  • La ventilation.

 

Il devient ensuite possible d’adapter le système de chauffage à des besoins réduits. Cette logique évite d’installer des équipements trop puissants.

  • Elle améliore leur performance.

  • Elle réduit les coûts à long terme.

 

La trajectoire 2050 devra donc accorder autant d’importance à la qualité du bâtiment qu’à la technologie de chauffage.

Développer les trois pôles progressivement

Nassogne, Forrières et Bande constituent les trois principaux points d’appui de la stratégie. Chaque pôle suivra une évolution spécifique.

 

À Nassogne, il s’agira d’améliorer le réseau de chaleur existant, de renforcer son pilotage et d’examiner les extensions pertinentes.

 

À Forrières, l’objectif sera de construire progressivement un démonstrateur rural associant bâtiments publics, réseau de chaleur, production photovoltaïque, aquathermie éventuelle, stockage.

 

À Bande, les études devront préciser le potentiel du bois communal, de l’éolien, du stockage électrique, de la récupération de chaleur et de l’ancienne source thermale.

 

Globalement pour toute la commune, la mise en place d’une communauté d’énergie reliera les citoyens dans un partage d’énergie.

 

Ces pôles ne seront pas réalisés simultanément. Ils avanceront selon la maturité des études, les possibilités de financement et les besoins prioritaires.

Ne pas oublier les autres villages

La trajectoire communale ne peut pas se limiter à trois pôles. Les autres villages possèdent également leurs besoins, leurs ressources et leurs projets. Grune peut accueillir un mini-réseau adapté à ses bâtiments publics. Chavanne peut intégrer la chaleur renouvelable dans le développement de ses équipements collectifs. Ambly, Harsin, Masbourg et Lesterny peuvent bénéficier de rénovations groupées, de productions locales ou de solutions adaptées à un habitat plus dispersé.

 

Certains logements resteront éloignés de tout réseau collectif. Ils devront disposer de solutions individuelles performantes.

 

L’objectif n’est pas d’installer partout les mêmes équipements. Il est de garantir que chaque partie du territoire puisse progresser.

Produire davantage, mais produire utilement

La commune devra développer ses productions renouvelables.

  • Photovoltaïque.

  • Bois énergie.

  • Pompes à chaleur.

  • Aquathermie.

  • Géothermie.

  • Éolien lorsque les conditions sont réunies.

  • Récupération de chaleur.

 

Mais la quantité produite ne suffira pas à juger la réussite. Il faudra vérifier l’usage réel de cette énergie.

  • Est-elle consommée localement ?

  • Répond-elle à un besoin identifié ?

  • Réduit-elle une dépendance ?

  • Évite-t-elle une dépense extérieure ?

  • Crée-t-elle une retombée pour le territoire ?

 

Une production inutilement surdimensionnée ne constitue pas une victoire. La priorité doit rester l’énergie utile, au bon endroit et au bon moment.

Faire évoluer les réseaux

Les réseaux seront au cœur de la trajectoire.

  • Réseaux de chaleur.

  • Réseau électrique.

  • Communautés d’énergie.

  • Systèmes de données.

  • Outils de pilotage.

 

Ils permettront de relier les productions, les stockages et les consommateurs. Mais ils devront être construits avec prudence.

 

Un réseau représente un investissement de longue durée. Il ne peut pas reposer sur des hypothèses fragiles.

  • Les besoins devront être confirmés.

  • Les tracés étudiés.

  • Les pertes évaluées.

  • Les futurs raccordements anticipés.

  • La capacité d’évolution devra être prévue.

 

Le réseau de demain ne sera pas seulement un tuyau ou un câble. Il deviendra une infrastructure territoriale stratégique.

Le stockage comme outil de stabilité

La production renouvelable varie. Les besoins aussi. Le stockage permettra de réduire cet écart.

  • Batteries pour quelques heures.

  • Ballons tampons pour la chaleur.

  • Stockage dans le sol pour des durées plus longues.

  • Pilotage de certains usages.

  • Recharge des véhicules au moment opportun.

 

Le stockage ne devra cependant pas être considéré comme une solution magique. Il possède un coût.

  • Des pertes.

  • Une durée de vie.

  • Des besoins en matériaux.

 

Il devra être utilisé là où il apporte une véritable valeur. La meilleure énergie reste souvent celle qui peut être utilisée directement.

Développer une intelligence territoriale

À mesure que les équipements se multiplieront, leur coordination deviendra essentielle.

 

Le système devra savoir :

  • quelle installation produit ;

  • quel bâtiment consomme ;

  • quel stockage est disponible ;

  • quelle source doit être mobilisée ;

  • quelle consommation peut être déplacée ;

  • quel équipement nécessite une intervention.

 

Cette intelligence reposera sur les données. Mais elle dépendra surtout de la capacité à les comprendre et à les utiliser. Le pilotage ne devra pas être confié aveuglément à un logiciel. Le territoire devra conserver une maîtrise humaine.

  • Des compétences.

  • Des procédures.

  • Des possibilités de reprise manuelle.

  • Une capacité à changer de prestataire.

 

La technologie doit rester un outil.

Faire de la donnée un bien stratégique

Les données énergétiques auront une valeur croissante. Elles permettront de planifier.

  • D’évaluer.

  • De détecter des anomalies.

  • De vérifier les économies.

  • De mieux dimensionner les futurs investissements.

 

Mais elles peuvent aussi révéler des habitudes de vie ou des informations sensibles. Leur gouvernance devra donc être rigoureuse.

 

Les données utiles au pilotage territorial devront rester accessibles à Nassogne Énergie Partagée. Les informations individuelles devront être protégées. Les contrats devront garantir leur récupération. La sécurité numérique devra être prévue dès la conception.

 

Perdre la maîtrise des données reviendrait à perdre une partie de la maîtrise du système.

Construire un modèle économique durable

La transition demandera des moyens financiers importants. Elle devra donc être planifiée avec réalisme. Tous les projets ne pourront pas être lancés immédiatement.

 

Il faudra distinguer :

  • les investissements indispensables ;

  • les projets économiquement rentables ;

  • les projets à forte valeur sociale ;

  • les projets expérimentaux ;

  • les infrastructures de long terme.

 

Certains généreront des revenus. D’autres réduiront des dépenses. D’autres encore répondront à une mission de service public. Le modèle économique devra reconnaître cette diversité. La rentabilité financière ne pourra pas être le seul critère. Mais la viabilité des projets devra toujours être démontrée.

Réinvestir pour accélérer

Les économies et revenus produits par les premiers projets pourront soutenir les suivants.

  • Une toiture photovoltaïque peut générer une économie durable.

  • Un projet éolien à participation territoriale peut produire des recettes.

  • Un réseau performant peut réduire certains coûts.

  • Une activité énergétique peut dégager une marge.

 

Une partie de cette valeur pourra être réinvestie.

  • Dans les rénovations.

  • Dans les réseaux.

  • Dans l’accompagnement des ménages.

  • Dans la formation.

  • Dans les projets des villages moins favorisés.

 

Cette capacité de réinvestissement donnera progressivement davantage d’autonomie au territoire.

Faire de la justice sociale un fil conducteur

L’horizon 2050 ne pourra pas être atteint si une partie importante de la population reste bloquée dans des logements inconfortables et coûteux.

 

La justice sociale ne doit donc pas intervenir à la fin du processus. Elle doit guider chaque étape.

  • Lorsqu’un projet génère des revenus, quelle part soutient les ménages vulnérables ?

  • Lorsqu’un quartier est rénové, les locataires peuvent-ils en bénéficier ?

  • Lorsqu’une nouvelle technologie est installée, reste-t-elle simple d’utilisation ?

  • Lorsqu’un accompagnement est proposé, atteint-il les personnes qui en ont le plus besoin ?

 

La transition doit réduire les inégalités énergétiques. Pas les déplacer.

Créer des compétences pour plusieurs décennies

Les projets énergétiques auront besoin de professionnels.

  • Techniciens.

  • Installateurs.

  • Chauffagistes.

  • Électriciens.

  • Exploitants forestiers.

  • Gestionnaires de réseaux.

  • Conseillers en rénovation.

  • Spécialistes des données.

 

Ces compétences ne pourront pas toutes être importées. Le territoire devra favoriser leur développement.

  • Par la formation.

  • Par les partenariats avec les écoles.

  • Par l’apprentissage.

  • Par le soutien aux entreprises locales.

  • Par la transmission des connaissances.

 

Chaque compétence créée localement renforcera la capacité d’action de la commune.

Préparer les métiers de demain

Certains métiers évolueront fortement.

  • Le chauffagiste deviendra aussi un spécialiste de la régulation.

  • L’électricien devra comprendre le stockage et la flexibilité.

  • Le gestionnaire de bâtiment utilisera des données en temps réel.

  • Le forestier devra articuler production de bois, biodiversité, eau et stockage du carbone.

  • Le conseiller social devra mieux comprendre les enjeux énergétiques.

 

La trajectoire 2050 est donc également une trajectoire de formation. 

 

Elle concerne :

  • Les jeunes.

  • Les travailleurs.

  • Les agents communaux.

  • Les entreprises.

  • Les citoyens.

 

Un territoire résilient est un territoire qui sait apprendre.

Protéger les ressources naturelles

Produire localement ne signifie pas exploiter sans limite.

  • La forêt ne peut pas être réduite à un stock de combustible.

  • La rivière ne peut pas être considérée uniquement comme une source d’énergie.

  • Le sol ne peut pas être utilisé sans étude.

  • Les paysages ne peuvent pas être ignorés.

  • Les terres agricoles doivent conserver leur fonction première.

 

Chaque projet devra respecter la capacité de renouvellement des ressources.

 

Il devra intégrer : 

  • La biodiversité.

  • La qualité de l’eau.

  • La santé des sols.

  • Le paysage.

  • La résilience écologique.

 

La transition énergétique ne serait pas cohérente si elle fragilisait les milieux dont dépend le territoire.

Faire face à l’incertitude

Personne ne peut prévoir précisément le prix de l’énergie en 2040. Ni les technologies dominantes. Ni les règles européennes. Ni les conséquences exactes du changement climatique.

 

La stratégie doit donc éviter les choix irréversibles. 

 

Elle doit privilégier : 

  • Les solutions évolutives.

  • Les infrastructures modulaires.

  • Les réseaux extensibles.

  • Les équipements réparables.

  • Les contrats révisables.

  • Les données récupérables.

  • Les partenariats équilibrés.

 

La résilience ne consiste pas à prédire parfaitement l’avenir. Elle consiste à conserver la capacité de s’y adapter.

Évaluer régulièrement la trajectoire

Un objectif fixé pour 2050 ne suffit pas. Il faut vérifier régulièrement si le territoire progresse.

 

Tous les ans, certains indicateurs pourront être suivis.

  • Les consommations.

  • La production locale.

  • Le nombre de rénovations.

  • La part d’énergie renouvelable.

  • Les émissions évitées.

  • Les investissements réalisés.

  • Les économies produites.

  • Le nombre de ménages accompagnés.

 

Tous les cinq ans, une évaluation plus large pourra être menée.

  • Les objectifs sont-ils toujours pertinents ?

  • Les projets fonctionnent-ils comme prévu ?

  • Les moyens sont-ils suffisants ?

  • De nouvelles solutions sont-elles apparues ?

 

La trajectoire devra pouvoir être ajustée sans perdre son orientation.

Une première période pour structurer

Les premières années devront surtout permettre de préparer les fondations.

  • Finaliser les diagnostics.

  • Structurer Nassogne Énergie Partagée.

  • Définir la gouvernance.

  • Établir les priorités.

  • Lancer les premières rénovations.

  • Améliorer les installations existantes.

  • Préparer les études des trois pôles.

  • Développer l’accompagnement des ménages.

  • Mettre en place les outils de suivi.

 

Cette phase peut sembler moins spectaculaire que la construction d’une grande infrastructure.

 

Elle est pourtant essentielle. Une transition mal préparée coûte davantage et produit moins de résultats.

Une deuxième période pour déployer

Une fois les bases consolidées, le territoire pourra accélérer.

  • Développer les réseaux dont la pertinence aura été démontrée.

  • Multiplier les rénovations.

  • Créer des communautés d’énergie.

  • Déployer les productions renouvelables.

  • Installer les stockages nécessaires.

  • Raccorder de nouveaux utilisateurs.

  • Renforcer les compétences locales.

  • Réinvestir les premiers résultats.

 

Le rythme pourra varier selon les villages. Mais la cohérence devra rester communale.

Une troisième période pour consolider

À l’approche de 2050, une grande partie des infrastructures devra être opérationnelle.

  • Les bâtiments les plus énergivores auront été rénovés.

  • Les productions locales couvriront une part importante des besoins.

  • Les réseaux et les outils de pilotage seront arrivés à maturité.

  • Les systèmes les plus anciens devront peut-être être renouvelés.

 

La priorité sera alors de consolider.

  • Maintenir.

  • Adapter.

  • Corriger.

  • Transmettre.

 

La transition ne se terminera pas en 2050. Mais le territoire devrait disposer d’une base beaucoup plus robuste pour poursuivre son évolution.

À quoi pourrait ressembler Nassogne en 2050 ?

Imaginons une commune : 

  • Où les bâtiments publics consomment beaucoup moins.

  • Où les écoles sont confortables en hiver comme en été.

  • Où plusieurs villages disposent de réseaux adaptés à leur densité.

  • Où l’électricité produite sur les toitures est utilisée localement.

  • Où le bois communal est valorisé avec mesure.

  • Où la chaleur de l’eau, du sol ou de certaines activités est récupérée.

  • Où les équipements sont pilotés selon les besoins.

  • Où les habitants trouvent facilement un conseil pour rénover.

  • Où les ménages fragiles ne sont plus abandonnés face à leurs factures.

  • Où les recettes énergétiques soutiennent de nouveaux projets.

  • Où les jeunes peuvent se former à des métiers utiles au territoire.

 

Cette vision n’est pas une promesse automatique. Elle décrit ce qu’une action constante peut rendre possible.

Une commune moins dépendante

L’autonomie énergétique totale serait irréaliste. Nassogne continuera à être reliée aux réseaux régionaux et nationaux. Elle continuera à acheter une partie de son énergie.

 

Mais elle peut réduire sa dépendance.

  • En consommant moins.

  • En produisant davantage.

  • En diversifiant ses ressources.

  • En développant des stockages.

  • En prévoyant des systèmes de secours.

  • En conservant des compétences locales.

 

Chaque dépendance évitée donne au territoire davantage de liberté.

Une commune plus robuste face aux crises

Les crises futures ne prendront pas toutes la même forme.

  • Hausse brutale des prix.

  • Pénurie temporaire.

  • Événement climatique.

  • Panne de réseau.

  • Cyberattaque.

  • Rupture d’approvisionnement.

 

Une commune résiliente ne peut pas empêcher tous ces événements. Elle peut cependant limiter leurs conséquences.

  • Des bâtiments moins énergivores supportent mieux une hausse des prix.

  • Des productions diversifiées réduisent la dépendance à une seule source.

  • Des stockages offrent une marge de manœuvre.

  • Des réseaux locaux permettent certaines solidarités.

  • Des procédures claires accélèrent les réactions.

 

La résilience se construit avant la crise.

Une commune qui conserve la valeur créée

Chaque année, une part importante des dépenses énergétiques quitte le territoire. La transition peut modifier progressivement ce mouvement.

  • Les travaux réalisés par des entreprises locales.

  • La valorisation du bois communal.

  • La participation citoyenne.

  • Les économies sur les bâtiments publics.

  • Les revenus de certaines productions.

  • Les emplois liés à la maintenance.

 

Toutes ces activités permettent de conserver davantage de valeur dans la commune. Cette richesse ne sera pas uniquement financière. Elle prendra aussi la forme de compétences, d’infrastructures, de confort et de capacité d’action.

Une commune qui reste attentive au vivant

La réussite ne pourra pas être mesurée seulement par la quantité d’énergie produite. 

 

Elle devra aussi se lire dans : 

  • L’état des forêts.

  • La qualité des cours d’eau.

  • La santé des sols.

  • La place de la biodiversité.

  • L’intégration des équipements dans les paysages.

  • La manière dont les ressources sont transmises aux générations futures.

 

Le système énergétique devra rester compatible avec le système vivant dont il dépend. Sans cette vigilance, la transition perdrait sa raison d’être.

Le rôle des citoyens

Les citoyens ne devront pas devenir des spécialistes de toutes les technologies.

 

Mais ils devront pouvoir : 

  • Comprendre les grandes orientations.

  • Exprimer leurs besoins.

  • Participer aux décisions qui les concernent.

  • Adapter certains usages.

  • Rénover lorsque cela est possible.

  • Rejoindre une communauté d’énergie.

  • Investir volontairement dans une coopérative.

  • Transmettre leurs expériences.

 

La participation pourra prendre des formes très différentes. Aucune ne devra être imposée. Mais la transition sera plus solide si elle repose sur une implication réelle des habitants.

Le rôle de la Commune

La Commune devra conserver une responsabilité particulière.

  • Donner la direction.

  • Garantir l’intérêt général.

  • Protéger les ressources.

  • Planifier les investissements.

  • Veiller à la justice sociale.

  • Organiser la transparence.

  • Coordonner les partenaires.

  • Préparer les crises.

  • Maintenir la continuité au-delà des législatures.

 

Son rôle ne sera pas de tout faire. Il sera de s’assurer que les actions menées servent une vision territoriale cohérente.

Le rôle de Nassogne Énergie Partagée

Nassogne Énergie Partagée devra transformer la vision en action.

  • Porter les études.

  • Coordonner les projets.

  • Réunir les financements.

  • Gérer certains investissements.

  • Suivre les consommations.

  • Organiser les communautés d’énergie.

  • Piloter les installations.

  • Accompagner les habitants.

  • Mesurer les résultats.

  • Préparer les étapes suivantes.

 

Elle devra devenir la mémoire, l’outil et le moteur opérationnel de la trajectoire. Mais sa légitimité dépendra toujours de sa capacité à rendre compte et à rester au service du territoire.

Le courage de commencer

Face à un projet qui s’étend jusqu’en 2050, il peut être tentant d’attendre.

 

Attendre : 

  • Une technologie plus performante.

  • Une réglementation plus simple.

  • Un financement plus favorable.

  • Une certitude sur les prix futurs.

 

Mais attendre possède aussi un coût.

  • Des bâtiments continuent à gaspiller de l’énergie.

  • Des ménages restent exposés.

  • Des opportunités sont perdues.

  • Des équipements sont remplacés sans vision de long terme.

  • Des décisions deviennent plus urgentes et plus coûteuses.

 

Il ne s’agit pas d’agir dans la précipitation. Il s’agit d’avoir le courage de commencer.

Avancer avec prudence, mais avancer

La prudence ne signifie pas l’immobilité. 

 

Elle signifie :

  • Étudier avant de décider.

  • Tester avant de généraliser.

  • Mesurer avant de conclure.

  • Corriger avant de poursuivre.

  • Comparer les solutions.

  • Protéger les finances publiques.

  • Écouter les habitants.

  • Prévoir les risques.

 

Cette prudence permet précisément d’avancer durablement. Le territoire n’a pas besoin d’annonces spectaculaires. Il a besoin de décisions cohérentes et régulières.

Le manifeste comme point de départ

Ce manifeste ne constitue pas un programme technique figé. Il ne prétend pas détenir toutes les réponses.

 

Il propose une méthode.

  • Connaître les besoins.

  • Réduire les consommations.

  • Valoriser les ressources locales.

  • Choisir les technologies selon des critères objectifs.

  • Relier les productions et les consommateurs.

  • Piloter les équipements.

  • Partager les retombées.

  • Protéger les plus vulnérables.

  • Évaluer les résultats.

  • Adapter la trajectoire.

 

Cette méthode peut guider les décisions au-delà des technologies et des circonstances du moment.

Préparer plutôt que subir

Les changements sont déjà en cours.

  • Climat.

  • Prix de l’énergie.

  • Réglementations.

  • Technologies.

  • Attentes des habitants.

 

Nous ne pouvons pas décider de les ignorer. Nous pouvons cependant choisir la manière d’y répondre. Subir les crises au fur et à mesure. Ou préparer progressivement le territoire.

 

La résilience ne promet pas l’absence de difficultés. Elle donne davantage de moyens pour y faire face.

Une responsabilité envers ceux qui viendront après nous

  • Les infrastructures que nous construisons aujourd’hui seront utilisées par d’autres. 

  • Les dettes contractées seront remboursées par d’autres. 

  • Les ressources consommées manqueront peut-être à d’autres.

  • Les paysages transformés seront regardés par d’autres.

 

Nos décisions ne concernent donc pas uniquement le présent. Elles engagent les générations futures.

 

Cette responsabilité ne doit pas produire de la peur. Elle doit inviter à la lucidité.

  • Choisir ce qui dure.

  • Éviter ce qui enferme.

  • Préserver ce qui ne peut pas être remplacé.

  • Transmettre un territoire capable de continuer à évoluer.

Le temps de préparer notre avenir

Il n’existe pas de solution unique. Il n’existe pas de chemin sans difficulté. Il n’existe pas de garantie absolue. Mais il existe une possibilité d’agir.

 

Nassogne peut :

  • Réduire ses consommations. 

  • Mieux utiliser ses bâtiments.

  • Valoriser ses ressources.

  • Développer des productions renouvelables.

  • Créer des réseaux adaptés.

  • Accompagner les habitants.

  • Former de nouvelles compétences.

  • Conserver une part de la valeur créée.

  • Renforcer sa capacité à faire face aux crises.

 

Cette trajectoire demandera :

  • Du temps.

  • De la constance.

  • De la transparence.

  • Des choix parfois difficiles.

 

Mais chaque étape préparera la suivante.

 

L’avenir ne se décrète pas. Il se construit dans les décisions prises aujourd’hui.

 

Pour Nassogne, le temps n’est plus seulement à l’observation. Le temps est venu de préparer notre avenir.

L’essentiel à retenir

  • L’horizon 2050 correspond à la durée réelle des bâtiments et des infrastructures décidés aujourd’hui.

  • La transition se construira progressivement, par une succession de projets cohérents.

  • La réduction des besoins et la rénovation doivent précéder le déploiement massif de nouvelles productions.

  • Les trois pôles de Nassogne, Forrières et Bande avanceront selon leurs ressources et leur maturité.

  • Les autres villages devront bénéficier de solutions adaptées à leur propre réalité.

  • Les productions locales devront répondre à des besoins réels et créer des retombées territoriales.

  • Les réseaux, le stockage, les données et le pilotage constitueront les infrastructures du futur système énergétique.

  • La justice sociale, la protection des ressources et la formation devront guider toute la trajectoire.

  • Nassogne Énergie Partagée devra assurer la continuité, la coordination et l’évaluation des projets.

  • La résilience ne consiste pas à prédire l’avenir, mais à préparer le territoire à s’y adapter.

Pour conclure cette série

Durant douze épisodes, nous avons parcouru les fondements du manifeste Nassogne Énergie Partagée. 

 

Nous avons commencé par les crises qui rappellent la fragilité de nos modes de vie.

 

Nous avons :

  • Observé le territoire.

  • Analysé les besoins.

  • Interrogé nos bâtiments.

  • Identifié les ressources.

  • Comparé les technologies.

  • Imaginé un système énergétique territorial.

  • Présenté les trois pôles de Nassogne, Forrières et Bande.

  • Défini l’outil de gouvernance.

  • Affirmé la nécessité d’une transition juste et accessible.

 

Cette série ne clôt pas la réflexion. Elle ouvre une discussion.

  • Sur les priorités.

  • Sur les choix.

  • Sur les responsabilités.

  • Sur le territoire que nous souhaitons transmettre.

 

Le manifeste propose une direction.

 

Il appartient désormais aux citoyens, aux élus, aux acteurs locaux et aux partenaires de l’examiner, de le questionner et de contribuer à sa mise en œuvre.

 

Car préparer l’avenir ne consiste pas à attendre qu’il arrive.

 

Cela consiste à commencer à le construire.

Le temps de préparer notre avenir

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