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Intérêts Communaux Nassogne

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Choisir les technologies selon les besoins et les réalités du territoire

Lorsqu’un territoire décide de produire davantage d’énergie localement, une tentation apparaît rapidement.

  • Chercher la meilleure technologie.

  • La solution la plus performante.

  • La plus moderne.

  • La plus visible.

 

Celle qui pourrait, à elle seule, répondre à tous les besoins. Cette solution n’existe pas.

  • Le photovoltaïque produit de l’électricité, mais dépend de l’ensoleillement.

  • Le bois fournit de la chaleur, mais sa disponibilité reste limitée.

  • Les pompes à chaleur sont performantes, mais elles ont besoin d’électricité.

  • L’éolien produit également durant la nuit et en hiver, mais il ne peut pas être installé partout.

  • La récupération de chaleur est particulièrement efficace, mais seulement lorsqu’une source se trouve à proximité d’un besoin.

 

Chaque technologie possède des qualités. Chacune possède également des limites. La solidité d’un système énergétique ne repose donc pas sur une solution unique. Elle repose sur la capacité à choisir, combiner et piloter plusieurs solutions adaptées au territoire.

Partir du besoin, jamais de la technologie

Une erreur fréquente consiste à découvrir une technologie, puis à chercher où l’installer. La bonne méthode est exactement inverse.

 

Il faut d’abord identifier le besoin.

  • Faut-il produire de l’électricité ?

  • Chauffer un bâtiment ?

  • Alimenter un quartier ?

  • Fournir de l’eau chaude ?

  • Réduire les pointes de consommation ?

  • Garantir un service en cas de panne ?

 

Une fois le besoin clairement défini, il devient possible de comparer les réponses.

 

Un réseau de chaleur peut être pertinent dans un quartier où plusieurs bâtiments sont proches. Il le sera beaucoup moins pour des habitations très dispersées.

 

Une pompe à chaleur peut être très efficace dans un bâtiment bien isolé. Elle risque de l’être moins dans une construction qui demande une température de chauffage très élevée.

 

Une grande toiture peut convenir au photovoltaïque. Une autre, mal orientée ou ombragée, produira peu.

 

La technologie doit toujours être la conséquence du diagnostic. Jamais son point de départ.

Le photovoltaïque : produire au plus près des usages

Le photovoltaïque occupera une place importante dans la transition énergétique. Les toitures des logements, des entreprises, des exploitations agricoles et des bâtiments publics offrent un potentiel considérable.

 

Cette production présente un avantage majeur : elle peut être installée au plus près des lieux de consommation.

  • Une école peut utiliser directement une partie de l’électricité produite sur sa toiture.

  • Une entreprise peut alimenter ses équipements pendant la journée.

  • Un hall sportif peut couvrir une part de ses besoins.

  • Une communauté d’énergie peut permettre à plusieurs consommateurs de bénéficier d’une production locale.

 

Mais le photovoltaïque ne doit pas être considéré uniquement comme une manière de produire le maximum d’électricité. Une installation doit être dimensionnée en fonction des usages.

 

Une production très importante, mal coordonnée avec les consommations, peut entraîner des excédents difficiles à valoriser.

 

L’enjeu est donc moins de couvrir chaque surface disponible que d’installer les panneaux aux endroits où leur production pourra être utilisée, partagée ou stockée efficacement.

L’éolien : une production complémentaire

Le photovoltaïque produit principalement pendant la journée et davantage durant les mois lumineux.

 

L’éolien possède un profil différent.

  • Il peut produire la nuit.

  • Il est souvent plus actif durant les mois d’automne et d’hiver.

 

Cette complémentarité peut renforcer la stabilité d’un système énergétique territorial. Mais les projets éoliens ne peuvent pas être abordés uniquement sous l’angle de la production.

  • Ils modifient les paysages.

  • Ils peuvent affecter certaines espèces.

  • Ils suscitent des questions légitimes chez les riverains.

  • Ils doivent donc être étudiés avec rigueur et transparence.

 

Un projet éolien territorial devrait répondre à plusieurs conditions :

  • une implantation justifiée par la qualité du gisement de vent ;

  • une distance suffisante par rapport aux habitations ;

  • une analyse sérieuse des impacts paysagers et environnementaux ;

  • une gouvernance claire ;

  • des retombées directes pour le territoire ;

  • une possibilité réelle de participation publique ou citoyenne.

 

La ressource appartient au territoire. Il est donc légitime qu’une part importante de la valeur créée y reste.

Le bois : produire de la chaleur de manière maîtrisée

Le bois est particulièrement adapté à la production de chaleur. Il peut alimenter une chaudière individuelle performante, une chaufferie collective ou un réseau de chaleur.

 

Dans une commune forestière, il offre l’avantage de mobiliser une ressource locale et de réduire l’achat de combustibles importés.

 

Mais son utilisation doit rester cohérente.

 

Toutes les qualités de bois ne doivent pas être brûlées.

  • Le bois d’œuvre doit être utilisé prioritairement dans la construction, l’ameublement ou des produits durables.

  • Le bois énergie doit surtout valoriser les sous-produits, les résidus et les qualités qui ne trouvent pas d’usage plus pertinent.

 

Les chaufferies doivent également être bien dimensionnées. Une chaudière trop puissante fonctionne mal.

  • Elle consomme davantage.

  • Elle s’use plus rapidement.

  • Elle produit plus d’émissions.

 

La qualité du combustible, son taux d’humidité, son stockage et la régularité de son approvisionnement sont donc essentiels.

 

Le bois énergie n’est pas une solution improvisée. C’est une filière qui doit être organisée avec précision.

Les pompes à chaleur : déplacer plutôt que créer la chaleur

Une pompe à chaleur ne produit pas toute la chaleur qu’elle fournit.

  • Elle en prélève une partie dans l’air, dans l’eau ou dans le sol, puis la transfère vers le bâtiment.

  • Elle utilise de l’électricité pour effectuer ce déplacement.

 

Lorsqu’elle est bien conçue, elle peut fournir plusieurs unités de chaleur pour une unité d’électricité consommée. Cette performance dépend toutefois fortement des conditions d’utilisation.

 

Une pompe à chaleur fonctionne généralement mieux lorsque la température demandée par le système de chauffage reste modérée.

 

Elle est donc particulièrement adaptée aux bâtiments bien isolés, aux planchers chauffants et aux radiateurs correctement dimensionnés. Dans un bâtiment mal isolé, qui demande une eau très chaude, ses performances peuvent diminuer fortement.

 

Le choix d’une pompe à chaleur doit donc être précédé d’une analyse du bâtiment.

  • Isolation.

  • Émetteurs de chaleur.

  • Température nécessaire.

  • Puissance électrique disponible.

  • Profil de consommation.

 

La pompe à chaleur peut être une excellente solution. Elle ne doit pas devenir une réponse automatique.

L’aquathermie : valoriser la chaleur de l’eau

L’eau d’une rivière, d’un étang, d’une nappe ou d’une installation technique contient de la chaleur, même lorsqu’elle paraît froide.

 

Une pompe à chaleur peut récupérer cette énergie. Cette technique porte le nom d’aquathermie. Elle peut offrir une bonne performance, car la température de l’eau est parfois plus stable que celle de l’air extérieur.

 

Dans certains lieux, elle pourrait alimenter un bâtiment public, plusieurs logements ou un réseau de chaleur. Mais cette possibilité dépend de nombreux facteurs.

  • La disponibilité de la ressource.

  • Son débit.

  • Sa température.

  • La distance entre la source et les consommateurs.

  • La protection du milieu naturel.

  • Les autorisations nécessaires.

  • Les besoins à couvrir.

 

L’aquathermie doit donc être étudiée comme une solution territoriale précise, et non comme une technologie généralisable partout.

 

Lorsqu’elle est adaptée au lieu, elle permet de valoriser une énergie renouvelable discrète, locale et relativement stable.

La géothermie : utiliser la chaleur du sol

Le sol constitue lui aussi une source de chaleur. Des capteurs horizontaux ou des sondes verticales peuvent y prélever de l’énergie.

 

Cette chaleur est ensuite transférée vers les bâtiments par une pompe à chaleur.

 

La géothermie offre plusieurs avantages.

  • La température du sol varie moins que celle de l’air.

  • La production est peu visible.

  • Les installations peuvent fonctionner durant de nombreuses années.

 

Cette solution demande cependant un investissement initial important et une bonne connaissance du sous-sol. Elle doit être conçue avec soin pour éviter que le terrain ne se refroidisse progressivement. Dans certains projets, le sol peut également être régénéré en été en y réinjectant de la chaleur excédentaire.

 

La géothermie devient alors un véritable stockage saisonnier. Elle peut être particulièrement intéressante pour des bâtiments occupés régulièrement, des quartiers neufs ou des sites où les besoins sont connus sur le long terme.

La chaleur fatale : ne plus gaspiller ce qui est déjà produit

Certaines activités génèrent de la chaleur sans qu’elle constitue leur objectif principal.

  • Un système de refroidissement.

  • Une installation industrielle.

  • Un centre informatique.

  • Des équipements frigorifiques.

  • Des eaux usées.

 

Cette chaleur est souvent rejetée dans l’air ou dans l’eau. Elle est alors perdue. La récupérer permet d’éviter de produire une chaleur équivalente à partir d’une autre ressource.

 

Cette solution est particulièrement pertinente lorsqu’une source et un besoin sont proches.

  • Une entreprise peut chauffer un bâtiment voisin.

  • Un équipement de refroidissement peut alimenter un réseau.

  • Des eaux usées peuvent fournir une partie de l’énergie nécessaire à une pompe à chaleur.

 

La récupération de chaleur exige toutefois une bonne concordance. 

  • La chaleur doit être disponible au moment où elle est nécessaire.

  • Sa température doit être exploitable.

  • La distance ne doit pas rendre le réseau trop coûteux.

  • Le fournisseur et l’utilisateur doivent disposer d’accords durables.

 

La chaleur fatale n’est pas une ressource garantie par nature. Elle devient pertinente lorsqu’elle s’intègre dans une organisation fiable.

La biométhanisation : valoriser certaines matières organiques

La biométhanisation permet de transformer des matières organiques en biogaz. Ce gaz peut ensuite produire de l’électricité, de la chaleur ou être épuré pour devenir du biométhane.

 

Le procédé produit également un digestat qui peut, sous certaines conditions, être utilisé comme fertilisant.

 

Cette technologie peut être intéressante lorsqu’un territoire dispose d’une quantité suffisante de matières organiques.

  • Effluents agricoles.

  • Résidus agroalimentaires.

  • Déchets organiques.

  • Cultures intermédiaires.

 

Mais elle doit être abordée avec prudence.

  • La production d’énergie ne doit pas concurrencer l’alimentation humaine ou animale.

  • Les transports de matières doivent rester raisonnables.

  • Les odeurs, les risques techniques et l’intégration paysagère doivent être maîtrisés.

  • Le digestat doit être utilisé dans le respect des sols et de la qualité de l’eau.

 

Une unité de biométhanisation n’est pertinente que si elle répond à un équilibre local réel entre les ressources, les besoins énergétiques et les capacités agricoles.

Les systèmes de secours restent nécessaires

Un système énergétique résilient doit être capable de fonctionner lorsque certaines ressources sont temporairement indisponibles.

  • Une panne.

  • Un hiver particulièrement froid.

  • Une maintenance.

  • Une période sans soleil ni vent.

  • Une défaillance du réseau.

 

Il est donc parfois nécessaire de conserver un système de secours. Cette solution de secours ne doit pas devenir le fonctionnement habituel. Elle doit intervenir uniquement lorsque les moyens principaux ne peuvent pas répondre aux besoins.

 

Selon les sites, ce secours peut prendre différentes formes.

  • Une chaudière complémentaire.

  • Une connexion au réseau.

  • Un stockage.

  • Une seconde source de chaleur.

 

La résilience ne signifie pas supprimer toute redondance. Elle consiste à organiser cette redondance pour garantir la continuité du service sans surdimensionner toutes les installations.

Associer les technologies selon les saisons

Les besoins et les productions varient durant l’année. 

 

En été, le photovoltaïque peut produire d’importantes quantités d’électricité. Les besoins de chauffage sont faibles. Cette énergie peut alimenter directement les usages électriques, chauffer de l’eau, recharger des véhicules ou être partagée.

 

En hiver, les besoins de chaleur augmentent. Le bois, la géothermie, l’aquathermie ou certaines récupérations de chaleur peuvent alors jouer un rôle plus important. L’éolien peut compléter une production solaire plus faible.

 

Le stockage peut aider à passer certaines périodes de forte demande. Cette complémentarité saisonnière constitue l’un des fondements d’un système énergétique robuste. Il ne s’agit pas de faire fonctionner toutes les technologies en permanence. Il faut mobiliser chacune au moment où elle est la plus pertinente.

Associer les technologies selon les lieux

Chaque village possède ses propres caractéristiques.

  • La densité des bâtiments.

  • Le type d’habitat.

  • La présence d’équipements publics.

  • Les ressources disponibles.

  • La proximité d’une rivière.

  • L’existence d’une chaufferie.

  • Les possibilités de raccordement au réseau électrique.

 

Une solution efficace à Nassogne ne sera pas nécessairement la meilleure à Forrières, Bande, Ambly ou Grune. Dans un centre villageois, un réseau de chaleur peut relier plusieurs bâtiments. Dans une zone plus dispersée, des solutions individuelles ou de petite taille seront souvent plus adaptées.

 

Sur un site public, la combinaison d’une chaufferie, de panneaux photovoltaïques, d’un stockage thermique et d’une régulation intelligente peut être pertinente.

 

Dans un quartier résidentiel, une autre architecture sera nécessaire.

 

La transition territoriale doit accepter cette diversité. Elle ne cherche pas à uniformiser les villages. Elle construit pour chacun une réponse adaptée.

Évaluer le coût réel

Le prix d’achat d’un équipement ne suffit pas pour comparer les technologies. Il faut tenir compte de son coût sur toute sa durée de vie.

  • L’investissement initial.

  • La consommation d’énergie.

  • La maintenance.

  • Les réparations.

  • La durée de fonctionnement.

  • Le renouvellement des équipements.

  • Le coût des réseaux.

  • Les conséquences environnementales.

  • La valeur produite localement.

 

Une solution peu coûteuse à l’achat peut devenir chère à l’usage. Une technologie plus onéreuse au départ peut réduire durablement les dépenses. Le coût réel doit donc être évalué dans le temps. Il doit aussi intégrer les risques.

  • Que se passe-t-il si le prix du combustible augmente ?

  • Si une ressource devient moins disponible ?

  • Si une technologie dépend d’un fournisseur unique ?

  • Si les pièces de rechange deviennent difficiles à obtenir ?

 

Produire localement vise aussi à réduire ces vulnérabilités.

Éviter de créer de nouvelles dépendances

Remplacer le pétrole ou le gaz ne suffit pas si la nouvelle solution crée une dépendance tout aussi forte.

  • Dépendance à une technologie propriétaire.

  • À un fournisseur unique.

  • À des matériaux rares.

  • À des équipements impossibles à réparer localement.

  • À un logiciel inaccessible.

  • À une ressource importée.

 

Chaque projet doit donc examiner non seulement sa performance, mais également son autonomie.

  • Les équipements peuvent-ils être entretenus par plusieurs entreprises ?

  • Les données restent-elles accessibles au propriétaire ?

  • Le système peut-il continuer à fonctionner en cas de panne de communication ?

  • Les pièces sont-elles disponibles ?

  • Les utilisateurs comprennent-ils le fonctionnement de l’installation ?

 

Une technologie véritablement résiliente doit pouvoir être exploitée, maintenue et adaptée pendant plusieurs décennies.

La bonne solution est souvent une combinaison

Imaginons un bâtiment public rénové.

  • Sa toiture produit de l’électricité photovoltaïque.

  • Une pompe à chaleur fournit une partie de la chaleur.

  • Un ballon permet de stocker l’énergie thermique.

  • Une chaudière collective assure les périodes les plus froides.

  • Une régulation choisit automatiquement le meilleur moment pour faire fonctionner chaque équipement.

  • L’électricité excédentaire peut être partagée avec d’autres consommateurs.

 

Aucun élément ne répond seul à tous les besoins. Mais leur combinaison crée un système plus performant et plus stable.

 

Cette logique peut s’appliquer à un bâtiment, un quartier, un village ou toute la commune.

 

L’intelligence du système réside moins dans chaque équipement que dans la manière dont ils fonctionnent de manière coordonnée.

Produire localement pour créer de la valeur locale

Une production énergétique locale ne doit pas seulement remplacer une facture extérieure. Elle peut également créer une activité économique.

  • Travaux de rénovation.

  • Installation d’équipements.

  • Entretien des chaufferies.

  • Gestion forestière.

  • Suivi énergétique.

  • Formation.

  • Accompagnement des habitants.

  • Développement de nouveaux services.

 

Plus les projets sont organisés à l’échelle du territoire, plus une partie de la valeur peut y rester.

 

Cette valeur peut ensuite financer de nouvelles rénovations, soutenir les ménages vulnérables, améliorer les infrastructures ou développer d’autres projets.

 

La production locale devient alors un outil de développement territorial.

Choisir avec méthode

Pour chaque technologie, les mêmes questions doivent être posées.

  • À quel besoin répond-elle ?

  • La ressource est-elle disponible ?

  • Le bâtiment est-il adapté ?

  • Quelle est sa performance réelle ?

  • Quel est son coût sur toute sa durée de vie ?

  • Quels sont ses impacts ?

  • Qui assurera son entretien ?

  • Quelle dépendance crée-t-elle ?

  • Peut-elle évoluer ?

  • Quelles seront les retombées pour le territoire ?

 

Cette méthode permet de sortir des oppositions simplistes. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre une technologie par principe. Il s’agit de déterminer où, quand et à quelles conditions elle est pertinente.

Construire un système plutôt qu’une collection d’équipements

Installer des panneaux sur une toiture est relativement simple. Construire une chaufferie est possible. Poser une pompe à chaleur également. La difficulté commence lorsque ces équipements doivent fonctionner de manière cohérente.

  • Produire au bon moment.

  • Stocker lorsque cela est nécessaire.

  • Partager les excédents.

  • Garantir le confort.

  • Limiter les coûts.

  • Maintenir le service.

 

C’est à ce moment que la transition énergétique devient un projet de territoire.

 

Le véritable enjeu n’est pas de multiplier les installations. Il est de les relier dans une architecture capable d’utiliser chaque ressource au meilleur endroit et au meilleur moment.

 

Car la résilience ne viendra pas d’une technologie miracle. Elle naîtra de la complémentarité des solutions, de la qualité des choix et de la capacité du territoire à en garder la maîtrise.

L’essentiel à retenir

  • Aucune technologie ne peut répondre seule à tous les besoins énergétiques.

  • Le choix d’un équipement doit toujours partir du besoin, du bâtiment et des ressources disponibles.

  • Le photovoltaïque, l’éolien, le bois, les pompes à chaleur, l’aquathermie, la géothermie et la récupération de chaleur possèdent des profils complémentaires.

  • Une technologie performante dans un lieu peut être inadaptée dans un autre.

  • Les coûts doivent être évalués sur toute la durée de vie des installations.

  • Les projets doivent éviter de remplacer une dépendance énergétique par une dépendance technique ou industrielle.

  • La robustesse du système repose sur la combinaison, le pilotage et la coordination des solutions.

  • Une production locale bien organisée peut créer de l’activité, des compétences et des retombées durables pour le territoire.

 

Dans le prochain épisode…

 

Épisode 7 – Relier les productions et les consommateurs

 

Produire localement ne suffit pas. Encore faut-il acheminer l’énergie vers ceux qui en ont besoin, au moment où ils en ont besoin.

 

Réseaux de chaleur, communautés d’énergie, bâtiments publics, logements et entreprises : comment passer d’installations isolées à un véritable système énergétique territorial ?

Produire localement sans dépendre
d’une solution unique

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