Intérêts Communaux Nassogne

Trois réalités locales pour une même trajectoire territoriale
Une stratégie énergétique ne peut pas rester une idée générale. Elle doit prendre forme dans des lieux précis.
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Des bâtiments.
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Des quartiers.
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Des villages.
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Des infrastructures existantes.
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Des projets capables d’être réalisés progressivement.
À Nassogne, cette traduction concrète repose sur trois pôles principaux :
Nassogne, Forrières et Bande.
Ces trois villages possèdent des caractéristiques différentes.
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Leurs bâtiments ne sont pas les mêmes.
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Leurs ressources ne sont pas identiques.
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Leurs densités varient.
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Leurs projets se trouvent à des stades différents.
Il serait donc inutile de leur appliquer une solution uniforme. La force de la stratégie territoriale consiste au contraire à construire, dans chaque pôle, une architecture adaptée à sa réalité.
Nassogne peut s’appuyer sur un réseau de chaleur existant.
Forrières offre la possibilité de concevoir un démonstrateur rural à l’échelle d’un village.
Bande dispose d’un potentiel lié aux terrains communaux, à sa situation le long de la N4 et à de nouvelles sources de chaleur ou d’électricité.
Chaque pôle pourra progresser selon son propre rythme. Mais tous devront participer à une même ambition : réduire les consommations, produire localement, organiser les échanges et conserver une part importante de la valeur créée sur le territoire.
Pourquoi organiser le territoire autour de plusieurs pôles ?
La commune de Nassogne est étendue. L’habitat y est réparti entre plusieurs villages et hameaux. Les distances rendent difficile la création d’un seul grand réseau énergétique couvrant tout le territoire. Une telle infrastructure serait probablement trop coûteuse, trop complexe et peu adaptée à la dispersion des logements.
Une autre organisation est donc préférable. Développer plusieurs pôles locaux.
Chacun peut associer :
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des bâtiments publics ;
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des logements ;
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des activités économiques ;
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des productions renouvelables ;
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des moyens de stockage ;
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des réseaux de chaleur ou d’électricité ;
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un système de pilotage.
Ces pôles ne doivent pas devenir des îlots indépendants. Ils pourront partager des compétences, des données, des méthodes de financement et une gouvernance commune. Cette organisation permet de concilier deux nécessités. La proximité, indispensable pour adapter les projets aux villages. La cohérence communale, nécessaire pour éviter la dispersion des moyens.
Nassogne : consolider ce qui existe déjà
Le premier pôle se situe dans le centre de Nassogne. Il dispose d’un avantage majeur : un réseau de chaleur renouvelable fonctionne déjà. Ce réseau est alimenté par deux chaudières à plaquettes de bois. Il dessert plusieurs bâtiments communaux et constitue une première infrastructure énergétique territoriale.
Cette réalisation montre qu’il est possible de produire localement une partie de la chaleur nécessaire aux services publics. Elle permet aussi de valoriser une ressource forestière proche, à condition que celle-ci soit exploitée durablement. Mais un réseau existant ne doit pas être considéré comme un projet terminé.
Il peut être amélioré.
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Mieux piloté.
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Étendu lorsque cela est pertinent.
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Associé à d’autres productions.
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Intégré à une stratégie énergétique plus large.
Étendre progressivement le réseau de chaleur
Le hall omnisports constitue une possibilité naturelle d’extension. Ce bâtiment possède des besoins réguliers. Il accueille des activités sportives et associatives. Son raccordement au réseau permettra de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et de mieux valoriser la chaufferie existante.
L’objectif n’est cependant pas de raccorder tous les bâtiments sans distinction.
Chaque extension doit être évaluée selon plusieurs critères :
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la distance à parcourir ;
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les pertes de chaleur ;
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les besoins du bâtiment ;
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les travaux nécessaires ;
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le coût du raccordement ;
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la capacité réelle de la chaufferie.
Un réseau de chaleur est performant lorsque les consommateurs sont suffisamment proches et que leurs besoins justifient l’investissement. L’extension doit donc rester progressive et maîtrisée.
Associer chaleur et production photovoltaïque
Le hall omnisports dispose également d’une installation photovoltaïque. Cette production peut être utilisée directement pour les besoins électriques du bâtiment.
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Éclairage.
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Ventilation.
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Équipements techniques.
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Pompes de circulation.
Mais elle peut aussi contribuer à la gestion de la chaleur. Lors des périodes de forte production solaire, l’électricité disponible peut alimenter des résistances placées dans des ballons tampons. L’énergie électrique est alors transformée en chaleur et conservée pour une utilisation ultérieure. Cette solution permet de mieux valoriser la production photovoltaïque lorsque l’injection sur le réseau doit être limitée. Elle montre aussi qu’électricité et chaleur ne doivent plus être pensées séparément. Elles peuvent devenir complémentaires.
Un système capable de choisir la meilleure source
Le pôle de Nassogne peut progressivement évoluer vers une architecture plus intelligente. Lorsque la demande de chaleur est importante, les chaudières à bois peuvent constituer la source principale. Lorsque le photovoltaïque produit un excédent, une partie de cette énergie peut être stockée sous forme de chaleur. Lorsqu’une installation est en maintenance, un système de secours peut garantir la continuité du service.
Une régulation centrale peut décider automatiquement du meilleur fonctionnement. Cette gestion permet de réduire les pertes, de limiter les consommations inutiles et de garantir la sécurité énergétique des bâtiments.
Nassogne devient ainsi le premier laboratoire communal de l’association entre production renouvelable, réseau de chaleur, stockage et pilotage.
Forrières : imaginer un démonstrateur rural
Le deuxième pôle se situe à Forrières. Il représente une ambition différente. Il ne s’agit plus seulement d’améliorer une infrastructure existante. Il s’agit de concevoir progressivement une architecture énergétique à l’échelle d’un village.
Forrières possède plusieurs caractéristiques favorables.
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Des bâtiments publics relativement proches.
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Une concentration de logements dans certaines rues.
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Des infrastructures sportives.
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Des toitures exploitables.
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La présence de la Lhomme.
Cette diversité offre la possibilité d’associer plusieurs solutions au sein d’un même projet territorial.
Commencer par les bâtiments publics
Les bâtiments communaux peuvent servir de point de départ.
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École.
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Maison de village.
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Espace Public Numérique
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CPAS
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Autres équipements publics. (SRJ provincial, Ecole des couleurs, Ecole de la FWB, Bâtiments sociaux de la Famennoise)
Leur consommation est connue ou peut être mesurée. Leur présence est durable. La Commune peut programmer leur rénovation et leurs équipements. Ils peuvent donc constituer les premiers consommateurs d’un futur réseau énergétique.
Cette base publique sécurise le lancement du projet. Elle permet ensuite d’envisager progressivement le raccordement de logements ou d’autres utilisateurs proches.
Un réseau de chaleur adapté au village
Forrières pourrait accueillir un réseau de chaleur associant plusieurs sources. Des chaudières à plaquettes de bois pourraient fournir une production stable, notamment lors des périodes froides. Une pompe à chaleur utilisant l’énergie de l’eau pourrait compléter cette production. Le principe de l’aquathermie consiste à récupérer une partie de la chaleur naturellement présente dans la Lhomme. Même froide, l’eau contient une énergie exploitable. Une pompe à chaleur peut élever cette température afin d’alimenter un réseau.
Cette possibilité doit être étudiée avec prudence.
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Le débit de la rivière.
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Sa température.
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La protection du milieu naturel.
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La distance jusqu’aux bâtiments.
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La performance saisonnière.
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Les autorisations.
Tous ces éléments devront être analysés. Si les études confirment son intérêt, l’aquathermie pourrait devenir une ressource complémentaire, discrète et locale.
Associer plusieurs sources de chaleur
L’intérêt du projet de Forrières ne réside pas dans le choix d’une technologie unique. Il réside dans leur complémentarité.
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Le bois peut fournir une chaleur régulière.
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L’aquathermie peut valoriser l’énergie de la rivière.
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Les pompes à chaleur peuvent utiliser l’électricité renouvelable disponible.
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Le stockage thermique peut absorber les productions excédentaires.
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Une solution de secours peut garantir le service en cas de panne ou de froid exceptionnel.
Chaque équipement remplit une fonction précise.
Le système de pilotage décide de leur ordre de fonctionnement selon :
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les besoins du moment ;
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la disponibilité des ressources ;
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le coût de l’énergie ;
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la température extérieure ;
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l’état des stockages ;
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les contraintes du réseau.
Cette architecture permet d’éviter le surdimensionnement d’une seule technologie.
Relier progressivement les logements
À terme, le réseau de chaleur de Forrières pourrait concerner plusieurs bâtiments publics et une partie des logements situés à proximité. L’objectif ne serait pas d’imposer un raccordement. Il serait de proposer une solution fiable, compétitive et compréhensible.
Chaque extension devrait être fondée sur une analyse précise.
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Densité des besoins.
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État des systèmes de chauffage.
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Travaux à réaliser.
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Adhésion des propriétaires.
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Évolution future des consommations après rénovation.
Le raccordement progressif permettrait d’adapter la taille du réseau aux besoins réels. Forrières pourrait alors devenir un exemple de transition énergétique appliquée à un village rural existant.
Bande : construire un pôle tourné vers l’avenir
Le troisième pôle se situe à Bande. Sa configuration est différente. Il ne dispose pas aujourd’hui d’un réseau de chaleur comparable à celui de Nassogne.
Il possède cependant plusieurs atouts.
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Des terrains communaux.
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Des bâtiments publics.
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Un habitat partiellement regroupé.
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Une proximité avec la N4.
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Des possibilités de production éolienne.
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Des pistes liées au stockage et à la récupération de chaleur.
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Une ancienne source thermale, qui mérite d’être étudiée.
Le projet de Bande devra donc être pensé comme une architecture progressive, capable d’intégrer de nouvelles activités et de nouvelles ressources.
Le bois communal comme première base
Les chaudières alimentées par du bois communal peuvent constituer un socle pour la production de chaleur. Cette solution doit être dimensionnée en fonction des besoins des bâtiments publics et des logements susceptibles d’être raccordés. Elle peut offrir une chaleur renouvelable et relativement stable. Mais elle ne devra pas porter seule tout le projet. L’objectif reste d’associer plusieurs ressources et de limiter la consommation de bois aux volumes mobilisables durablement.
Étudier le potentiel de l’ancienne source thermale
Bande possède une ancienne source thermale. Cette particularité mérite une analyse approfondie. Il faut notamment déterminer :
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la température de l’eau ;
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son débit ;
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sa régularité ;
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sa profondeur ;
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sa composition ;
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la possibilité de récupérer sa chaleur ;
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la distance jusqu’aux consommateurs potentiels.
Même si la température paraît modeste, une pompe à chaleur pourrait éventuellement la valoriser. Cette étude doit rester prudente.
La présence historique d’une source ne garantit pas automatiquement la faisabilité d’un projet géothermique. Mais elle constitue un potentiel local qu’il serait regrettable d’ignorer.
Profiter de la situation le long de la N4
La proximité de la N4 offre à Bande des perspectives spécifiques. Cette localisation facilite l’accès au village et peut attirer certaines activités économiques ou techniques. Parmi les pistes envisageables figure l’installation d’un système important de stockage électrique.
Les batteries pourraient contribuer à équilibrer les productions locales, réduire certaines pointes et fournir des services au réseau. Une autre possibilité concerne l’accueil d’un centre de données. Ces installations consomment de l’électricité et produisent une quantité importante de chaleur lors du refroidissement des équipements. Cette chaleur pourrait être récupérée et injectée dans un réseau local.
Un tel projet ne serait toutefois pertinent qu’à certaines conditions :
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une alimentation électrique maîtrisée ;
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une récupération réelle de la chaleur ;
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une consommation d’eau limitée ;
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une intégration paysagère correcte ;
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des retombées économiques pour le territoire ;
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une gouvernance compatible avec les objectifs communaux.
L’intérêt ne réside pas dans la présence d’un centre informatique en elle-même. Il réside dans sa capacité à devenir une composante utile du système énergétique local.
Un projet éolien à retombées territoriales
Les terrains communaux de Bande peuvent également offrir un potentiel pour la production éolienne. Cette production serait particulièrement intéressante en hiver et durant la nuit, lorsque le photovoltaïque produit moins. Mais un projet éolien ne doit pas être considéré comme une simple installation industrielle. Il doit participer au développement local.
Cela suppose notamment :
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une maîtrise publique ou citoyenne d’une partie du projet ;
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une information transparente ;
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une analyse rigoureuse des impacts ;
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des revenus durables pour la Commune ;
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des possibilités de participation citoyenne ;
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une affectation claire d’une part des retombées.
Les revenus pourraient contribuer au financement du réseau de chaleur, de la rénovation des logements, de l’accompagnement des ménages ou d’autres infrastructures utiles. La production d’électricité devient alors un levier de transformation territoriale.
Une communauté d’énergie à l’échelle communale
La Commune de Nassogne possède également un potentiel photovoltaïque important.
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Les toitures publiques.
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Les bâtiments agricoles.
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Les entreprises.
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Les habitations.
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Les futures couvertures des terrains de tennis.
Ces installations pourraient alimenter une communauté d’énergie locale. Le principe serait de rapprocher la production photovoltaïque des consommateurs de la Commune.
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Une école produit durant la journée.
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Une entreprise consomme à des heures différentes.
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Des logements utilisent davantage d’électricité le matin et le soir.
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Une pompe à chaleur ou un stockage thermique peut fonctionner lors des périodes de forte production.
La diversité des profils améliore les possibilités d’utilisation locale. Cette organisation ne supprime pas le réseau public. Elle permet de l’utiliser de manière plus intelligente.
Les terrains de tennis comme démonstrateur
La couverture de deux terrains de tennis représente un projet particulièrement visible. Elle permettrait d’améliorer l’utilisation sportive du site durant l’année. Sa toiture pourrait accueillir des panneaux photovoltaïques.
Cette installation fournirait de l’électricité au site. Elle pourrait alimenter la cafétéria, les équipements sportifs, les systèmes de chauffage ou d’autres consommateurs de la communauté d’énergie.
Le projet pourrait également intégrer :
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la récupération des eaux de pluie ;
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un stockage thermique ;
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une gestion intelligente des consommations ;
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une connexion au futur système énergétique du village.
La couverture des terrains ne serait donc pas une simple installation photovoltaïque. Elle deviendrait un démonstrateur associant sport, énergie, eau et innovation territoriale.
Trois pôles qui se complètent
Les trois pôles ne rempliront pas les mêmes fonctions. Nassogne permettra d’améliorer et d’étendre une infrastructure existante.
Forrières pourra expérimenter une architecture associant réseau de chaleur, aquathermie, photovoltaïque et stockage.
Bande pourra développer un pôle combinant bois, géothermie potentielle, éolien, stockage électrique et récupération de chaleur.
L’intégralité des villages de la Commune de Nassogne pourra constituer une communauté d’énergie.
Cette diversité permet d’expérimenter plusieurs approches. Les résultats obtenus dans un village pourront éclairer les projets menés ailleurs.
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Une solution éprouvée sur un bâtiment public pourra être adaptée à un autre site.
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Un outil de pilotage pourra gérer plusieurs installations.
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Une même équipe pourra développer des compétences utiles aux trois pôles.
La complémentarité réduit les risques et accélère l’apprentissage territorial.
Et les autres villages ?
Organiser la stratégie autour de trois pôles ne signifie pas oublier les autres villages.
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Ambly.
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Grune.
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Harsin.
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Masbourg.
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Lesterny.
Les villages et les logements plus isolés. Tous devront pouvoir bénéficier de la transition énergétique. Mais les solutions y seront parfois différentes.
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Mini-réseaux de chaleur.
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Rénovations groupées.
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Installations individuelles performantes.
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Projets photovoltaïques partagés.
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Pompes à chaleur.
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Accompagnement des ménages.
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Mobilité électrique.
Les trois pôles joueront un rôle moteur. Ils permettront de tester des méthodes, de structurer les compétences et de créer les outils qui pourront ensuite être adaptés aux autres parties du territoire.
Grune : un projet de proximité
Autour du pôle de Nassogne, des projets de plus petite taille peuvent également être développés. À Grune, l’école et la maison de village forment un petit groupe de bâtiments proches. Un mini-réseau de chaleur alimenté par une chaudière à pellets constitue une solution adaptée. Ce type de projet rappelle un principe essentiel : la transition territoriale ne repose pas uniquement sur de grandes infrastructures.
Des installations plus modestes peuvent répondre efficacement aux besoins de certains sites. L’important est de choisir la bonne échelle.
Construire progressivement sans perdre la vision
Aucun de ces trois pôles ne pourra être réalisé en une seule étape.
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Les études doivent être menées.
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Les bâtiments doivent être rénovés.
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Les réseaux doivent être dimensionnés.
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Les financements doivent être réunis.
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Les citoyens doivent être informés.
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Les autorisations doivent être obtenues.
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Les technologies doivent être testées.
Cette progression demande du temps. Mais elle ne doit pas conduire à agir sans direction. Chaque projet doit être conçu comme une étape vers l’architecture future.
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Une toiture rénovée doit pouvoir accueillir du photovoltaïque.
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Une chaufferie doit pouvoir être étendue.
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Un système de régulation doit pouvoir intégrer de nouveaux équipements.
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Un réseau doit anticiper de futurs raccordements.
Construire progressivement ne signifie pas improviser. Cela signifie avancer par étapes cohérentes.
Du projet local à la stratégie communale
Nassogne, Forrières et Bande constituent les premiers lieux où la vision du manifeste peut devenir visible.
Ils permettront de montrer qu’une Commune rurale peut :
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réduire ses consommations ;
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valoriser ses ressources ;
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développer plusieurs productions renouvelables ;
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organiser des réseaux locaux ;
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partager une partie de l’électricité ;
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stocker l’énergie ;
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piloter les équipements ;
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créer des retombées pour les habitants.
Mais ces réalisations ne pourront produire tout leur potentiel que si elles sont coordonnées.
Il faudra une organisation capable de suivre les consommations, de programmer les investissements, de réunir les partenaires, de mobiliser les financements et de garantir l’intérêt territorial.
Cette organisation porte un nom : Nassogne Énergie Partagée.
L’essentiel à retenir
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La dispersion de l’habitat communal rend préférable le développement de plusieurs pôles énergétiques locaux.
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Nassogne peut s’appuyer sur son réseau de chaleur existant et améliorer son association avec le photovoltaïque, le stockage et le pilotage.
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Forrières peut devenir un démonstrateur rural associant chaleur, aquathermie, photovoltaïque et bâtiments publics.
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Bande possède un potentiel lié au bois communal, à l’éolien, au stockage, à la récupération de chaleur et à l’ancienne source thermale.
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Les trois pôles doivent progresser selon leurs caractéristiques propres tout en restant intégrés à une stratégie communale cohérente.
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Les autres villages pourront bénéficier des compétences, des outils et des solutions testées dans ces pôles.
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Chaque investissement doit être conçu comme une étape compatible avec l’architecture énergétique future.
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La coordination des trois pôles nécessitera un outil territorial capable d’organiser les projets et de défendre l’intérêt local.
Dans le prochain épisode…
Épisode 9 – Nassogne Énergie Partagée : l’outil territorial
Produire de l’énergie, créer des réseaux et développer plusieurs pôles ne suffit pas. Qui coordonnera les projets ? Qui décidera des priorités ? Qui réunira la Commune, les citoyens et les partenaires techniques ? L’épisode suivant présentera l’organisation appelée à devenir l’architecte, le coordinateur et l’orchestrateur du système énergétique territorial.
